De la mine à votre doigt

Les gemmes

Anvers, capitale mondiale du diamant

Parmi les vingt et une Bourses, situées à Londres, New York, Tel Aviv,... c'est celle d'Anvers que l'on reconnaît comme le centre mondial du commerce du diamant. 80 % de la production mondiale de diamant brut y est traitée : un volume de transactions de plus de 18 milliards de dollars, concentré dans un espace d'à peine 2 km²...

La De Beers détient une grande partie de l'exploitation des mines ou de leur production (33% de la production mondiale environ).

Elle a le pouvoir sur les flux de marchandises, ce qui lui permet de contrôler les prix. L'organe de commercialisation de la De Beers s'appelle la Diamond Trading Company (DTC) ; elle reçoit la totalité des diamants De Beers. La DTC contrôle 70% de la commercialisation du diamant (contre 85% jusque dans les années 1990).

La DTC a mis au point un système unique en son genre : 290 acheteurs sont tout d'abord sélectionnés. La DTC prépare des lots appelés "sights", ou "vues", qu'elle impose à ces 290 acheteurs privilégiés, "sights holders" ou "détenteurs de vues". Chaque année, un lot masqué est présenté aux acheteurs (une sorte de "boîte noire"), que ces derniers ne peuvent refuser qu'une fois dans leur vie sous peine d'exclusion. Le lot est donc imposé, et l'acheteur ne peut refuser ! Et pourtant, tout le monde se bat pour être un de ces fameux "sights holders". La valeur des lots peut atteindre deux millions de dollars.

Le marché "outside" est le marché qui n'est pas contrôlé par la DTC.

Nos diamants viennent de la bourse d'Anvers, toutes les pierres de plus de 0,3 ct ont un certificat de laboratoire (GIA, HRD...)

Bangkok centre de négoce des pierres de couleur

L'exploitation de gemme est actuellement basse en Thaïlande comparée à ce qu'elle était il y a une cinquantaine d'années.

Quelques mines sont toujours en activité dans les régions de Kanchanaburi et de Chanthaburi. Mais depuis le déclin de l'industrie minière de gemmes dans le pays, la Thaïlande est passée du plus gros centre d'exploitation des années 60 au plus gros centre de transformation du monde pour les rubis et les saphirs notamment. 70% des saphirs et 90% des rubis passent au moins une journée par Bangkok sur leur chemin entre la mine et le client final.

La Thaïlande fournit actuellement (avec le Sri Lanka pour le saphir) la meilleure technologie de traitement thermique disponible pour le rubis et le saphir. C'est également un lieu très prisé pour la taille, les traitements et le commerce de nombreuses pierres.

La monture

Plusieurs techniques sont possibles, pour les bagues fines avec pierres simplement griffées, le métal est directement travaillé à la main, sinon pour un bijou plus épais ou plus élaboré, il est tout d'abord réalisé en cire.

Cette cire est réalisée à la main ou par la toute nouvelle technologie du prototypage (la cire est "imprimée" en épaisseur sur une sorte de grosse imprimante depuis un fichier conçu à l'aide d'un logiciel 3D). Cette technique -très récente- permet un fini extrêmement soigneux, une précision et symétrie inégalable.

La cire est ensuite placée dans un cylindre de plâtre qui durcit autour de l'empreinte de votre bijoux, le métal chaud sera ensuite coulé, il chassera la cire (technique dite de la cire perdue, aussi utilisée pour les moulages en art).

Après nettoyage et polissage, la grande habileté d'un sertisseur expérimenté permettra aux pierres de trouver leur place sur la monture de votre bijou. Le métal est froid et les sertis recouvriront la pierre grâce à des tiges d'acier ou de laiton poli de diverses formes, appelées échoppes.

Après un dernier polissage ou rhodiage, la bague est prête à briller sur votre doigt !